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« MORT POUR RIEN ? RESPECT Monsieur Ben M'Hidi !»

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04032018

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« MORT POUR RIEN ? RESPECT Monsieur Ben M'Hidi !»




A la mémoire impérissable de Mohamed Labri Ben M'hidi

3 mars 1957 - 3 mars 2018







Il y a 61 ans, dans la nuit du 3 au 4 Mars 1957:

Mohamed Larbi Ben M'hidi fut Lâchement assassiné par la FRANCE coloniale.

Larbi Ben M'Hidi, chef du FLN à Alger, ne s'est pas suicidé dans sa cellule en 1957, contrairement à la thèse officielle présentée à l'époque par l'armée française.

Cinquante ans après les faits, le général sanguinaire (Mort le 03 décembre 2013) était revenu sur cet épisode controversé de la guerre d'Algérie. (Le monde de 2007)

Il expliquait que Larbi Ben M'Hidi a été exécuté par pendaison, et non par balles, comme le croyaient les Algériens.

Celui que ses compatriotes présentent souvent comme le "Jean Moulin algérien", Larbi Ben M'Hidi, 34 ans, a été arrêté par les parachutistes à la mi-février 1957. Selon le général Aussaresses, il n'a pas été torturé mais a été traité avec égards par le général Bigeard, qui espérait le rallier à la France.

Faute de résultat, le général Bigeard se résout à abandonner son prisonnier au "commandant O", alias Paul Aussaresses.
Il refusa de parler sous la torture avant d’être pendu sans procès, ni jugement, ni condamnation.

- La corde se casse:

"Officiellement chargé de coordonner le travail des officiers de renseignements, de la police et de la justice pendant la bataille d'Alger, le 'commandant O' effectue sans états d'âme la sale besogne que le pouvoir politique, en métropole, laisse faire, voire ordonne, aux chefs militaires français à Alger", écrit Le Monde.

Aussaresses a raconte au quotidien que Larbi Ben M'Hidi est emmené en jeep, dans la nuit du 3 au 4 mars 1957, vers la Mitidja, une plaine agricole proche d'Alger. Il est conduit dans la ferme désaffectée d'un colon extrémiste. Six hommes préparent l'exécution. Ils glissent une corde autour du tuyau de chauffage accroché au plafond, font un noeud coulant et installent un tabouret en dessous.

Peu après minuit, le chef FLN est introduit dans la pièce. Larbi Ben M'Hidi commence par refuser le bandeau qu'on lui propose. "C'est un ordre !", lui lance le soldat. "Je suis moi-même colonel de l'ALN (Armée de libération nationale), je sais ce que sont les ordres !", réplique Larbi Ben M'Hidi, prononçant là ses dernières paroles.

Aussaresses précise que lors d'une première tentative, la corde se casse. Mais la deuxième sera la bonne.

- Déclarations du Capitaine Jacques Allaire:

« Si je reviens à l’impression qu’il m’a faite, à l’époque où je l’ai capturé, et toutes les nuits où nous avons parlé ensemble, j’aurais aimé avoir un patron comme ça de mon côté, j’aurais aimé avoir beaucoup d’hommes de cette valeur, de cette dimension, de notre côté. Parce que c’était un seigneur Ben M’Hidi. Ben M’Hidi était impressionnant de calme, de sérénité, et de conviction.

Lorsque je discutais avec lui et que je lui disais: « Vous êtes le chef de la rébellion, vous voilà maintenant entre nos mains, la bataille d’Alger est perdue », et j’extrapolais un peu : « La guerre d’Algérie, vous l’avez perdue maintenant ! ». Il dit : « Ne croyais pas ça ! » Et il me rappelait les chants de la résistance, le chant des Partisans: un autre prendra ma place. Voila ce qu’il m’a dit. Ben M’Hidi. Ca m’a fait de la peine de le perdre, parce que je savais qu’on ne le reverrait plus. Je subodorais. »

« Je l’ai remis à l’Etat-major, et a une équipe qui est venue le chercher, et c’était la nuit, et bien que le règlement s’y oppose, je lui ai fait présenter les armes, parce qu’il faut reconnaître chez son adversaire la valeur et le courage. Et Ben M’Hidi était pour moi un grand monsieur et d’ailleurs son prénom, dans la résistance, c’était Akim, qui veut dire : le preux. »

« Après, il a été remis à la justice, dans un camp d’internement, et j’ai appris à travers la presse, les journaux, et tous les livres d’histoire que j’ai parcourus qu’il s’était suicidé dans sa cellule le 4 mars … ».

- "Aucun impact de balles"

Le Monde rapporte également que la version du général Aussaresses est confirmée par un ancien combattant algérien, Mohamed Cherif Moulay, qui s'était rendu à la morgue de Saint-Eugène pour récupérer le corps de son père.

"Un cadavre se trouvait sur une table métallique. (…) Sur l'un de ses gros orteils, il y avait une étiquette accrochée avec un nom : "Ben M'Hidi". J'ai tout de suite reconnu son visage", raconte Mohamed Cherif Moulay au Monde, il "ne saignait pas, ne portait aucun impact de balles, ni traces de sang", mais il avait à la hauteur du cou "une sorte de bleu rougeâtre, comme un oedème".
Ben M'hidi aurait déclaré avant de mourir :

” Vous parlez de la France de Dunkerque à Tamanrasset, je vous prédis l’Algérie de Tamanrasset à Dunkerque. Vous voulez l’Algérie française, et moi je vous annonce la France algérienne.”

Allah yerhamek ou yerham Echouhada !

Vive l'Algérie des martyrs !
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